Comprendre notre architecture intérieure : du mode survie à la reconfiguration profonde
- Carole Noël

- il y a 7 jours
- 8 min de lecture
Guérir, c’est exigeant. Parce que ça demande beaucoup d’investissement de soi, de temps, d’authenticité, de présence et de force interne car nous sommes appelés à voir en face ce qui se passe profondément dans notre intérieur pour arrêter de se raconter des histoires et de fuir. Delà, nous arrêtons de fonctionner en pilote automatique. Hmmmm…ça peut être épeurant ça!
Sans jugement mais c’est un fait et un choix…C’est pour cette raison que beaucoup d’humain voudront rester en surface et vivre dans une illusion que tout va bien. Ils seront confortables dans leur « bucket de marde », et endormirons leur mal-être avec des distractions de toutes les sortes pour se cacher derrière un semblant de quotidien pour ne pas regarder profondément ce qui demande à être vu.
Plus souvent qu’autrement, l’humain préfère rester occupé, rester dans le bruit, rester en surface; il veut être « busy »! Non pas parce qu’il ne veut pas guérir, mais parce que descendre à l’intérieur dérange, ralentit, bouscule. La société va vite et l'humain veut suivre...
Oui, aller en profondeur demande du temps, de l’énergie, une authenticité radicale envers soi. Mais rester en surface coûte bien plus cher : une vie entière passée à survivre au lieu de vivre!
Que veux-tu, toi?

La majorité des humains tentent de changer leurs comportements sans jamais comprendre ce qui les génère réellement. Ils restent à la surface. Ils cherchent à apaiser la souffrance rapidement, parfois à travers des médicaments qui deviennent, avec le temps, des béquilles plutôt que des soutiens. (Et ici, une nuance importante : je suis en accord avec la médecine et les traitements quand ils soutiennent réellement la personne. Mon questionnement apparaît lorsque les médicaments deviennent la seule réponse, et que plus aucun travail intérieur n’est entrepris. Lorsque l’on apaise les symptômes sans jamais aller rencontrer la source.)
En conséquence, l’humain se déresponsabilise doucement. Il souffre, il se plaint de ce qui lui arrive, il tente de comprendre pourquoi la vie est si lourde… sans voir que tout commence à l’intérieur avant de se refléter à l’extérieur.
Dans cet espace, l’humain ne réalise pas encore que la transformation durable puisse venir d’un regard authentique et profond posé sur son monde intérieur. Alors, il cherche des réponses partout sauf là où elles se trouvent véritablement. Il cherche des solutions rapides!
Il cherche à comprendre le monde extérieur… sans explorer son monde intérieur.
Et plus souvent qu'autrement, il reste coincé dans un brouillard de questions :
• Pourquoi ça ne va jamais vraiment dans ma vie ?
• Pourquoi je me sens toujours seul(e) ?
• Pourquoi je suis épuisé(e) ?
• Pourquoi j’ai mal dans mon corps ?
• Pourquoi je me sens vide ?
• Pourquoi je n’arrive pas à avoir ce que je veux ?
Les vraies questions, celles qui réveillent la conscience, restent longtemps absentes :
• Pourquoi est-ce que je réagis comme ça ?
• Pourquoi est-ce que je reproduis toujours les mêmes relations ?
• Pourquoi est-ce que je me sabote ?
• Pourquoi est-ce que je comprends intellectuellement, mais que je n’arrive pas à changer profondément ?
Ce n’est pas parce que l’humain est incapable plutôt, c’est parce qu’il veut aller trop vite, guérir vite, il a peur de ce qui se cache dessous et comme conséquences, il reste endormi et déconnecté de son bonheur, de son essence, coupé de son fonctionnement intérieur et pris dans un mode survie qu’il croit être sa personnalité.
Et tant qu’on ne comprend pas que la racine est à l’intérieur, on continue de chercher au mauvais endroit; à l’extérieur! On tente de réparer les symptômes sans jamais toucher à la source. On veut que la vie change, sans voir que tout commence par la conscience de soi.
Les blessures : une mémoire vivante dans le corps et le système nerveux
Une blessure émotionnelle, ce n’est pas un concept. C’est une expérience corporelle et nerveuse répétée. Comme exemple : Un enfant souvent rejeté ne pense pas : « Je vis une blessure de rejet. »
Plutôt, Il ressent :
un nœud dans le ventre quand il parle
une contraction quand on le regarde
une peur quand il prend de la place
un vide quand il est seul
une honte quand il existe
Et des années plus tard, lorsqu’il est adulte, il dira :
« Je ne me sens jamais à ma place. »
« Je m’excuse tout le temps. »
« J’ai l’impression d’être de trop. »
« J’ai peur de déranger. »
Il ne relie pas ça à son histoire car pour lui, c’est juste qui il est! Et là, la blessure est devenue son identité.
Les schémas : quand la psyché s’organise autour de la blessure
Pour survivre à cette douleur, l’enfant construit inconsciemment une structure intérieure comme une architecture. C’est le schéma; la façon dont il se voit et qu’il opère!
Dans la vie adulte, l’humain opère selon ces schémas sous forme de réactions; pensées, mots, comportements. Comme exemple l’architecture de l’humain peut être composée de comportements discrets pour être accepté ou il ne veut pas avoir l’attention sur lui car il craint d’être rejeté ou il va se corriger en permanence et dans la vie adulte, les réactions seront de ce genre; il relit ses messages dix fois avant de les envoyer, il s’excuse pour tout, il craint de poster sur les réseaux, il doute dès qu’on le complimente et bien souvent, il quitte parfois une relation qui allait bien, par peur d’être quittée
Ce n’est pas un défaut de personnalité. C’est une structure psychique de protection.
Un autre exemple peut être une architecture intérieure basée sur des perceptions que les gens finissent toujours par partir, il doit s’accrocher pour ne pas être seul, il doit s’adapter à l’autre pour que l’autre reste; il cherche l’amour! Et l’adulte réagira ainsi; il devient anxieux lorsque l’autre répond moins vite, il ressent de la panique quand il y a de la distance, il accepte parfois des comportements blessants par peur de perdre le lien, il peut devenir dépendante affectivement sans le vouloir. Et encore une fois, ce n’est pas un manque de maturité mais un système nerveux qui cherche désespérément la sécurité.
Et un troisième exemple où peut-être, tu te reconnaîtras; Si tu ne contrôle pas, tu risques d’être trahi, tu as de la difficulté à faire confiance et plus souvent qu’autrement, tu dois tout anticiper. Alors adulte, tu réagis ainsi; tu as la tendance à tout analyser moindre comportement de l’autre pour te dire que ça va tourner mal, c’est difficile pour toi de déléguer, tu teste inconsciemment l’autre, tu gardes toujours une distance émotionnelle, tu peux saboter une relation dès qu’elle devient trop proche
Ce n’est pas de la froideur mais plutôt, une hypervigilance apprise.
Les comportements : des solutions intelligentes de survie
Lorsque l’on regarde les comportements avec ce regard-là, tout change.
L’humain qui:
s’efface
contrôle
fuit
s’accroche
se suradapte
s’endurcit
devient perfectionniste
Il n’est pas « dysfonctionnel ». Il est en train de dire inconsciemment : « J’essaie juste de ne plus souffrir. » Mais ces stratégies, qui ont sauvé l’enfant, finissent par enfermer l’adulte.
La conscience : le point de bascule
Le véritable changement commence lorsque l’humain vit un élément déclencheur dans sa vie; parfois traumatisant! Et c’est parfois durant ce moment que l’humain commence à prendre conscience de la façon dont il vit sa vie.
Pas seulement de ce qu’il vit, mais de comment il réagit, comment il aime, comment il fuit, comment il se protège, comment il se perd parfois sans même s’en rendre compte. C’est souvent à ce moment-là qu’une sensation nouvelle apparaît : « Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond. » « Ce n’est pas censé être aussi lourd. » « Je ne peux plus continuer comme ça. » Et cette prise de conscience ne vient pas toujours doucement.
Parfois, l'élément déclencheur est:
• une rupture qui fait trop mal
• un épuisement profond
• une crise existentielle
• une maladie
• une perte
• une thérapie évoquée par quelqu’un
• une phrase entendue au bon moment
• un livre qui touche une corde sensible
• une expérience qui ébranle tout
Il y a presque toujours un événement déclencheur. Quelque chose qui fissure l’automatisme. Quelque chose qui réveille.
Ce moment où l’humain réalise : « Peut-être que le problème n’est pas seulement à l’extérieur. Peut-être que quelque chose, en moi, demande à être compris. »
Et c’est souvent là qu’il commence à chercher de l’aide. Pas parce qu’il est faible.
Mais parce qu’il devient enfin lucide. Il voit qu’il y a des répétitions. Des schémas.
Des réactions qui lui échappent. Des souffrances qui reviennent. Et pour la première fois, au lieu de seulement subir sa vie, il commence à s’y intéresser consciemment.
C’est là que le chemin réel commence.
Et c’est là que quelque chose d’extraordinaire devient possible.
Le cerveau n’est pas figé. Le système nerveux peut apprendre autre chose.
Les schémas ne sont pas une condamnation à vie. Les chemins internes peuvent être modifiés et réorganisés. C’est ce qu’on appelle la neuroplasticité : la capacité qu’a notre cerveau de se transformer à travers de nouvelles expériences, de nouvelles prises de conscience, de nouvelles façons d’entrer en relation avec soi et avec le monde.
Rien, à l’intérieur de nous, n’est totalement figé. La douleur peut évoluer. Les mécanismes peuvent se transformer. Les automatismes peuvent s’adoucir. Et c’est ici que la science rejoint magnifiquement une vérité ancienne, formulée par Antoine Lavoisier :
« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. »
Appliqué à l’humain, cela signifie que nos blessures ne disparaissent pas par magie, mais qu’elles peuvent être transformées en conscience, que nos schémas peuvent devenir des points d’appui, et que notre histoire, lorsqu’elle est comprise et traversée, peut devenir une force plutôt qu’un poids.
Concrètement, ça veut dire quoi ? Qu’un humain - qui a toujours paniqué dans l’intimité peut apprendre progressivement la sécurité, -qui a toujours fui les conflits peut apprendre à s’exprimer, - qui s’est toujours effacée peut apprendre à prendre sa place, - qui ne faisait confiance à personne peut apprendre la nuance, - qui se sentait brisée peut commencer à se sentir solide à l’intérieur
Par la volonté de faire un pas à la fois et par des expériences répétées de sécurité, de présence, de conscience et de relation réparatrice.
Pourquoi le travail thérapeutique doit être profond, relationnel et incarné
Parce qu’on ne guérit pas une blessure relationnelle seul dans sa tête. Ce qui a blessé l’humain s’est construit :
dans la relation
dans l’attachement
dans le lien
dans le corps
dans le vécu émotionnel
Donc ce qui répare passe aussi par :
une relation sécurisante
un espace sans jugement
une présence stable
un rythme respecté
un travail avec le corps et le système nerveux
une intégration progressive
C’est comme apprendre à un système nerveux qui a vécu toute sa vie en alerte : « Tu peux te détendre maintenant. » Et ça, ça prend du temps et ça transforme tout, surtout, tu apprends ou réapprends à t’aimer durant ce chemin pour qu’enfin tu puisses manifester tout ce qui est en toi!
À quoi ressemble la transformation, concrètement ?
Pas à une illumination magique. Mais à de petits changements très profonds :
Tu remarques que tu ne réagis plus aussi vite
Tu ressens ton corps au lieu de t’y couper
Tu observes tes schémas sans t’y perdre
Tu choisis parfois différemment, même si c’est inconfortable
Tu mets une limite là où avant tu te taisais
Tu restes présent dans une émotion au lieu de fuir
Tu ressens plus de douceur envers toi-même
Tu te sens en sécurité et tu as confiance en toi
C’est ça, reconfigurer sa structure interne. Ce n’est pas devenir quelqu’un d’autre. C’est désapprendre la survie et réapprendre la sécurité.
Ce chemin te ramène à ta sensibilité naturelle, à ta capacité d’aimer sans peur constante, à ta présence, à ton discernement et à ta vérité intérieure.
Sous les blessures, il n’y a pas un humain brisé mais plutôt, un humain vivant qui a appris à se protéger trop tôt. Et comprendre tout ce chemin (blessure, schéma, comportement, conscience, reprogrammation) ce n’est pas devenir prisonnier d’un modèle.
C’est retrouver enfin la liberté de ne plus fonctionner en pilote automatique et de vivre dans le bonheur et la paix d’être Toi! C'est l'amour de soi!
Avec amour et gratitude,
Carole
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Carole Noël
Médecine énergétique & Counselling







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